Débit de boisson depuis 1924, la famille Catelli tient les guides de l'établissement depuis 1940. D'abord Gerolamo Catelli, qui cède en 1945 la place à un de ses fils, Angelo, qui restera en poste jusqu'à sa mort en 1983. L'infortuné ne laissant pas d'héritiers, un conseil de famille lègue le commerce au neveu Jérôme, à travers qui se révélera l'aspect visionnaire de la taverne.
C'est en 1986 que survient l'aiguillon qui allait changer la vocation du Cheval, quand Jérôme visita la Manhattan Brewery de New York. Ce fut une révélation! D'autres microbrasseries existaient déjà en Estrie. Elles détenaient un permis industriel, comme les grandes. La production devait se faire dans un local attenant. Denys ne disposait pas de l'espace nécessaire. Son insistance auprès des gouvernements a fait que Jérôme obtiendra en 1987, le premier permis de brassage artisanal délivré à Montréal depuis un siècle.
Les cours sur le brassage commercial n'existaient pas encore au Québec. Jérôme a tout simplement adapté des techniques de brassage maison et a beaucoup lu. Puis Jérôme a fait une rencontre déterminante, celle de Pierre Rajotte avec qui il a construit la brasserie, et lui a beaucoup enseigné sur le brassage. Il est allé ensuite se perfectionner à la Brasserie Lefebvre et à la Brasserie d'Achouffe, avec laquelle le Cheval Blanc a conservé des liens privilégiés.
Sources: Marc Chapleau, Pas d'la petite bière, VOIR, 26 avril 1990 Maxime Catellier, À cheval donné, ICI, 18 octobre 2007 Mario D'Eer, Le Cheval Blanc ou le brassage à l'artisanal, Journal de Montréal, 9 décembre 2009 Le Cheval Blanc, L'histoire de la taverne, http://www.lechevalblanc.ca/connaitre-film.php
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